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# 5

L’ATELIER

 

Pourquoi « Mais Que Mangent les Artistes ? » Sous La Tente ?

J’ai souhaité inclure dans la programmation 2014 de Sous La Tente cette date pour les raisons suivantes.
Sous La Tente est forte, aujourd’hui, d’un projet entrepris pour encourager la création plastique, ses expositions, installations, fragments, œuvres musicales et littéraires, et du projet bâti durant ces six dernières années pour une programmation permettant au public de découvrir des œuvres vivantes, tout en demeurant pleinement fidèle à son engagement premier : celui de vivre pour les Artistes et de se « rencontrer ».
N’étant pas amateur de « réunionites » et de discussions qui conduisent bien souvent, à mon avis, à plus de frustrations qu’à de véritables solutions, (étant donné qu’une partie hélas ! fondamentale des décideurs se trouve bien souvent absente ou muette lors de ces tables rondes), n’étant ni médiateur, ni modérateur, ni engagé dans l’histoire à l’horizon, mais plus poreux et fabricant de ponctualité comme d’immédiateté et d’instantanéité, (c’est le faire toujours qui est demeuré ma préoccupation première), c’est sans ambages, que je m’exprime sur la question d’inviter « pour débattre plus que pour voir».
Je suis plutôt dubitatif et éloigné des actions visant à parler pour rassembler. Et pourtant paradoxalement est née en moi, (sans doute en pratiquant l’échange durant ces dernières années), l’idée du bien fondé, (pour désenclaver les solitudes et briser quelque peu certains égoïsmes féroces d’artistes), évident aujourd’hui, ma conscience enrichie de divers points de vue, qui me pousse à accepter que de telles initiatives (créditant leurs parts actives de résistance comme de pouvoir), puissent fabriquer aussi des instants porteurs dotés d’une énergie réelle dans le lieu Sous La Tente.
Agnès Torres depuis des années s’est engagée sur le terrain participatif. J’ai rencontré depuis mon arrivée à Bordeaux, une femme opiniâtre et secrète comme altruiste qui questionne et tente de recouper les informations et les envies qui pourraient être à la base de projets aboutis ou à aboutir rapidement.
Elle cherche, s’interroge, relie, ou tente de relier les différents acteurs et actrices du petit monde de la Culture à Bordeaux pour trouver des solutions ; et son cheminement tient sur un fil. Ma modeste contribution ici tentera de lui rendre hommage sur son terrain et l’optique de son travail que je veux croire bon.
L’idée de l’art, de la condition de l’artiste est au cœur du débat initié : Que mangent les artistes ? Une proposition en plusieurs volets.
C’est sur ce point que j’ai accepté la proposition d’Agnès Torres, pour m’investir dans la médiatisation sur le réseau Internet, puis dans le temps d’une soirée pour convier un public à débattre, ou plutôt à se rencontrer, afin de partager de l’expérience autour du thème de l’Atelier.
Une rencontre ouverte à toutes et tous qui pourrait nous mener à prendre conscience des ouvertures et des manques liés au fait de posséder, louer, vivre, attendre, rêver l’Atelier.
Je n’ai pas souhaité la présence de tel ou tel spécialiste pour donner une teinte particulière à ce moment. L’ARTISTE est au centre, au coeur. L’ATELIER est une entité, une tombe et une salle des fêtes. Les artistes Sous La Tentiste et autres qui me font l’honneur de fréquenter le mien (d’atelier), celui que je partage avec deux autres artistes aura sans doute un point de vue à exprimer sur le lieu qu’il possède, loue, habite ou recherche désespérément pour travailler.
A partir de ces constats spontanés, nous pourrions apporter, le temps de ces instants dans la soirée, dans le principe de la rencontre et du passage cher au lieu, des solutions pour certain(e)s, pour d’autres un complément, et pour d’autres encore (si certains s’engagent !), des concrétisations pour le bien-être des artistes.
Nous invitons ceux et celles qui ont des propositions, à les formuler aux artistes.
Pourquoi ne pas aller un peu plus loin, dans une ville qui manque cruellement de véritables solutions pour des espaces, au vu du nombre conséquent de créateurs qui portent la vie de l’Art dans la cité ?
Christophe Massé

 

« MQMLA ? » est un dispositif dont l’objectif est de permettre la mise en question de tous les aspects de la « vie d’artiste », de manière non exhaustive, dans la société contemporaine en générale et à Bordeaux (Gironde), en particulier, où il est mis en œuvre.

Il se caractérise tout d’abord par la tenue de workshops permettant de développer chaque fois une question spécifique ou un thème relatif à la situation des artistes. Si les arts visuels en particuliers sont plutôt privilégiés, la situation de ces artistes rejoint souvent celle des autres champs artistiques ou s’en distingue et la comparaison peut enrichir le propos. Elle sera donc souvent favorisée. D’autre part, l’art contemporain a également comme caractéristique de parfois mêler les disciplines (sonores, chorégraphiques, techniques…) et le plasticien n’est plus seulement peintre, sculpteur, vidéaste, photographe, etc.

Chaque workshop est pensé en fonction d’une collaboration avec un collectif, un lieu ou une structure emblématique du thème traité. Il donne lieu à des prises de vues photographiques, des captures vidéo et sonores et la tenue d’un blog qui se veut un lieu collaboratif pour poursuivre la réflexion menée lors des rencontres. Cette matière est la première phase d’un projet de film documentaire dont la base essentielle sera faite d’interviews d’artistes, de « professionnels de la culture » institutionnels et privés mais également des publics.

Nous avons dans un premier temps intérrogée la société dans son ensemble lors d’une conférence –débat sur l’idée du Revenu Universel au mois de mai 2013 en proposant un temps de réflexion sur la question : « Que feriez vous si vous n’aviez pas à gagner votre vie ? ».

Deux workshops en Forum Ouvert au mois d’octobre 2013 ont permis de se questionner ainsi : « Qu’est-ce qu’être artiste ? » et « Quelles stratégies de subsistance développer pour les artistes ? ». Ils ont eu lieu à l’ESPACE 29 à Bordeaux (ateliers d’artistes et lieu de diffusion).

Un troisième workshop était dédié au mois de février 2014 à la question du genre : « Femme-artiste, artiste et femme ? » en collaboration avec la Maison des Femmes de Bordeaux.

Le quatrième s’est tenu à Bègles au mois de mars dans le cadre d’un café-débat autour d’un article d’Evelyne Pieiller dans le Monde Diplomatique et proposait une réflexion sur l’engagement : « Art et/ou culture »

Le workshop que nous vous proposons le 28 avril « Sous La tente », nous permet de poser le problème crucial de l’ATELIER. C’est là qu’est matérialisée l’idée, c’est le creuset où s’élabore l’œuvre. Qu’il soit vaste, trop petit, collectif ou lieu d’isolement, objet d’une résidence , virtuel, matériel, il reste une question centrale pour beaucoup d’artistes.

Nous invitons donc autour de celle-ci, artistes, « décideurs » politiques, administratifs, privés ou simples curieux,

Lundi 28 avril à partir de 19h

« Sous La Tente »
28, rue Bouquière. 33000 Bordeaux

Entrée libre
http://surface2rep.canalblog.com/

Christophe MASSE : 06 47 63 34 75
christophe.masse@neuf.fr

 

 

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